dimanche, septembre 09, 2007

Bizot

J'avais acheté Un moment de faiblesse au Dilettante, quand la librairie était encore rue du Champ de l'Alouette. Dans la foulée je crois bien, j'avais trouvé sur le web la première édition de Les Déclassés. Deux livres à la première personne, au fond. J'ai mis une citation .
Ce soir, dans un taxi branché sur TSF, pas de jazz. Mais une voix que j'ai déjà enregistrée... mais laquelle ? Ah, mais c'est Michel-Antoine Burnier. Il parle au passé, parle du journal Action, puis d'Actuel... Il parle au passé d'un gars, quelqu'un qui donnait des directions... Il parle de Jean-François Bizot. Je tente : "C'est Michel-Antoine Burnier qui parle, là ?" La chauffeuse de taxi s'en fout ou n'entend pas, et moi je me tais. Elle passe sur France Musique, puis éteint.
Arrivé chez moi, je regarde sur le net : Le Monde.fr ne dit rien, bon, j'ai été trop vite. Je vais sur Google actu. Ah ben non, j'ai pas été trop vite. Jean-François Bizot est mort hier soir, et on l'a appris il y a une heure.


C'était un chef de bande, celle de Nova, d'Actuel, de TSF, c'était un catalyseur de talents, un fou aussi. Que je mets, dans le club des chefs de bande, aux côtés de Goscinny, Dionnet, Cavanna & Choron, et peut-être bien Codou et Garretto. Chacun son genre, chacun sa sphère, et sans doute même que ces gens ne se seraient pas appréciés s'ils s'étaient croisés (certains, dans la liste citée, l'ont fait). J'écoute en ce moment Radio Nova, soirée spéciale. Une voix : "Il m'a fait confiance".

2 Comments:

Blogger orevo said...

Jean-François,


J’ai beaucoup pensé à toi ces jours-ci sollicitée par la marie de Paris (20ème) pour monter en une seule nuit un voyage virtuel à l’image (encore eut-il fallu en avoir les tripes) de celui que nous avions réussi avec Les Virtualistes et ton ami, Richard, des 3 Suisses.
Qu’est-ce que tu m’as faite rire encore hier, où dans le Cybertron tu nous donnes en 1993 ta vision du Cyber et de l’internet : “c’est comme un grand restaurant vide avec des menus déroulants et lorsqu’on demande sur le carte le soufflet homard, on nous dit : “non, désolé, aujourd’hui on a que poireau vinaigrette...” en voici un extrait pour ceux qui comme moi ne se lasseront jamais d’entendre tes conneries magnifiques et tes intuitions bien rélles.

A bientôt...mais pas trop tôt, “faut pas déconner !”
Dans mon coeur à jamais, Véronique Godé

Extrait vidéo Bizot : http://www.orevo.com/blog/

21:51  
Anonymous decendant de ta culture said...

Tu resteras dans nos mémoires et dans nos coeurs... bon voyage...

07:30  

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